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suivre ce blog administration connexion + créer mon blog le blog de atelier d'écriture labège 1 2 3 4 5 6 7 8 > >> 8 mars 2011 2 08 / 03 / mars / 2011 11:49 textes du deuxième atelier texte de corinne p. pas saccadés, sac à main en bandoulière, je me balade. un badaud m'agresse: pris la main dans le sac! dès demain, saccager son audace ! comme celle de la chatte têtue , tête en l'air, l'air noiraud, qui s'affale sur le châle poilu. nom d'un chat ! faut la châtier ! déni d'autorité et déni de silence ! reniflements , sifflements.... je mens si j'y consens! crie ou renie ! ma vieille, t'es à côté de la plaque ! un plaqueminier côte à côte avec un cocotier: pourquoi ne pas plaquer une noix sur un kaki! et faire comme si , comme si ce que j'écris était stylé, laid ou beau. bof! je m'en fous. ou pas... pas saccadés, sac à main en bandoulière, je me balade. repost 0 published by atelier d'écriture labège - dans textes 2011 commenter cet article 23 février 2011 3 23 / 02 / février / 2011 11:25 dispositif du deuxième atelier- jeudi 24 février 2011 c’est sérieux, mais il est bien d’en rire nous partirons de la moisson que je vous avais demandée de faire lors du précédent atelier. elle consistait à noter des petits faits anodins, toutes idées sans importance, qui vous passeraient par la tête. il s’agissait donc d’accorder du sérieux à des idées que d’habitude vous négligez, rejetez, oubliez … a partir de ces notations, nous allons constituer ensemble un corpus commun de mots, d’expressions, de formulations, de mots. chacun puisera ensuite dans ce corpus qui devra alimenter le texte à venir. l’idée est de travailler sur les mots et leurs sonorités, les mots et leur polysémie, leur polyphonie. on pourra avoir recours à différentes opérations : tronquer les mots (principe de l’apocope*, l’aphérèse*, l’élision* ) ou bien les déformer, y ajouter des syllabes, les découper, les tronçonner, procéder à des glissement phonétiques ou sémantiques ; procéder à des mutations sonores, des coupures, des collages, des permutations ; employer des calembours, des interjections, des gros mots ; chercher des mots aux sonorités approchantes ou composés avec les mêmes lettres, des mêmes syllabes. ce travail sur les mots et le texte se traduira par un travail sur le rythme, les sonorités, la musique, plus que sur le sens. finalement, les effets recherchés seront : comique, humour, dérision auteurs de reference : ghérasim luca né à bucarest en 1913, ghérasim luca fut très tôt en contact avec plusieurs langues, en particulier le français, langue de la culture littéraire. durant les années trente, qui sont ses années de formation, la culture germanique, viennoise et berlinoise, est très présente à bucarest. il lit les philosophes allemands et connaît les débats qui nourrissent la réflexion sur la psychanalyse. il collabore à différentes revues « frénétiques » d’orientation surréaliste. a son travail sur la langue, roumaine ou française, avec ses effets de bégaiement, il faut ajouter la mise en scène de ses écrits et le travail de tout le corps que représentait pour lui la lecture publique de ses écrits. dans son œuvre, le langage se trouve simultanément déconstruit et recomposé (héros-limite, 1953). par le moyen d’opérations physiques sur le langage, luca respire une vibration évidente mais pourtant insoupçonnée logée dans les structures verbales. le poème quitte l’écrit, et s’oralise, se visualise. s’affirme la tendance à sortir du langage, à transgresser le mot par le mot, et le réel par le possible. jean-pierre verheggen jean-pierre verheggen, poète belge, a participé dans les années 1970 à la célèbre revue txt, avant-garde radicale de l’entreprise « textuelle ». entre humour et dérision, sa poésie est une poésie orale, un incessant remaniement de la langue qui avec calembours, dérision et trivialité ne manque pas de truculence ni d’humour. l’alphabet des lettres françaises de belgique définit ainsi sa poésie : « … avant tout une parodie de la poésie, une critique radicale de l’idéologie que véhicule ce genre et un pastiche burlesque de ses conventions. à partir de là, il développe dès 1968 le concept de réécriture et en applique les effets à des champs d’investigation plus larges, allant de la bande dessinée à la langue politique la plus stéréotypée, en passant par la perversion d’un langage par un autre, en l’occurrence du français classique et scolaire par son wallon maternel, sauvage et sexuel » extrait de la revue « le matricule des anges » entre provocations et trivialités, le lettré verheggen dégage une puissance verbale peu ordinaire. ses zuteries appartiennent à la grande tradition de la gauloiserie sauvage. loin de la poésie poétisante, verheggen n’est pas un chichiteux. sa poétique, il la situe entre « eschyle zavatta » et les « indiens dakota qui toujours marchèrent dakoté d’leur syntaxe ». la poésie naît là « dans cette gaucherie apparente ! dans cette maladresse géniale ». il suffit d’une « leçon d’inattention » et, peut-être, d’une « leçon de pésie » (sic) pour oser les gros mots (tous) et les blagues de tout calibre (fine, demi-grosse, grosse) dignes de requinquer les dépressifs et de gondoler les autres, tout en satisfaisant les cérébraux. le tour de force est là. les amateurs d’intertextualité (en voilà un gros mot) se repaîtront, par exemple, du clin d’oeil aux litanies du scribe de jude stefan ou à l’opéra bouffe de maurice roche. […] il y a chez verheggen un débraillé cochon qui confine à la provocation. ainsi de sa passion pour les mots les plus crus et pour le calembour dont son éditeur considère sans mal qu’il est le « stakhanoviste ». en préface de la réédition d’artaud rimbur, marcel moreau pose la question : « calembourrative », cette œuvre? non. (...) c’est d’un art de tourner de fond en comble le gisement verbal qu’il s’agit. » et verheggen en laboure de la langue, à toutes les lignes dans une « polyphonie crûment sensorielle » (m. moreau toujours). […] la joyeuse ripaille de verheggen sonne fort comme l’indique une folle prolifération de points d’exclamation. il a le rythme en bouche et c’est la crainte de perdre le tempo en même temps que sa pompe, le cœur brusquement fatigué, qui a motivé le bel opéré-bouffe, auquel un portrait de l’artiste en castafiore catastrophique fait écho : « mon pauvre corps/ mon cher ami/ tout est plis et dépit, n’est-ce pas? ». les fatrasies se teintent sans perdre haleine d’une inquiétude métaphysique profonde. le rire et la mort. pardon : le sexe, la bouffe, le rire et la mort entonnent ensemble un « éloge de la logorrhée », un chant de vie plein d’allant. avec l’autorisation de régresser, « miam miam bonbon bougnat », allez, cet été, on se laisse aller. textes de référence ghérasim luca , « passionnément », in le chant de la carpe pas pas paspaspas pas pasppas ppas pas paspas le pas pas le faux pas le pas paspaspas le pas le mau le mauve le mauvais pas paspas pas le pas le papa le mauvais papa le mauve le pas paspas passe paspaspasse passe passe il passe il pas pas il passe le pas du pas du pape du pape sur le pape du pas du passe passepasse passi le sur le le pas le passi passi passi pissez sur le pape sur papa sur le sur la sur la pipe du papa du pape pissez en masse passe passe passi passepassi la passe la basse passi passepassi la passio passiobasson le bas le pas passion le basson et et pas le basso do pas paspas do passe passiopassion do ne do ne domi ne passi ne dominez pas ne dominez pas vos passions passives ne ne domino vos passio vos vos ssis vos passio ne dodo vos vos dominos d’or c’est domdommage do dodor do pas pas ne domi pas paspasse passio vos pas ne do ne do ne dominez pas vos passes passions vos pas vos vos pas dévo dévorants ne do ne dominez pas vos rats pas vos rats ne do dévorants ne do ne dominez pas vos rats vos rations vos rats rations ne ne ne dominez pas vos passions rations vos ne dominez pas vos ne vos ne do do minez minez vos nations ni mais do minez ne do ne mi pas pas vos rats vo